Les trois domaines de l'infogérance pour PME et collectivités

L'infogérance est souvent présentée comme un service uniforme.

En réalité, le terme recouvre trois domaines distincts, qui correspondent à trois natures d'externalisation très différentes : l'infrastructure (serveurs, cloud, réseau), l'applicatif (logiciels métier) et le métier (processus complet).

Comprendre cette distinction permet de formuler précisément votre besoin et d'éviter de payer pour un périmètre qui ne vous correspond pas. Cette page fait le point, et précise où KERIONIS intervient et où nous orientons vers d'autres acteurs.

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Que vous démarriez de zéro ou que vous souhaitiez recadrer un contrat existant, 45 minutes d'échange suffisent pour qualifier votre besoin et identifier précisément le ou les domaines pertinents pour votre organisation. Sans engagement.

Pourquoi parler de domaines, pas seulement de niveaux

Lorsqu'on parle d'infogérance, on confond souvent deux notions différentes qu'il est utile de distinguer pour formuler précisément son besoin et construire un contrat adapté.

Le niveau définit l'ampleur du périmètre

Le niveau d'infogérance désigne l'étendue du périmètre confié au prestataire. Vous pouvez confier la totalité de votre système d'information (infogérance globale), une partie ciblée comme uniquement les serveurs ou la messagerie (infogérance partielle), ou des briques choisies une à une (infogérance modulaire). Le niveau répond donc à la question "combien" : combien de votre système est externalisé. Ces trois niveaux sont détaillés sur notre page dédiée à l'infogérance pour PME et collectivités, avec leurs cas d'usage et leurs périmètres types.

Le domaine définit la nature du périmètre

Le domaine d'infogérance désigne en revanche la nature de ce qui est externalisé : l'infrastructure technique (serveurs, réseau, cloud, postes), les applications métier (logiciels et progiciels), ou les processus métier complets (paie, comptabilité externalisée). Le domaine répond à la question "quoi" : qu'est-ce qui est externalisé, dans son essence. Un contrat peut très bien couvrir un seul domaine (par exemple, uniquement l'infrastructure), ou combiner plusieurs domaines selon la maturité IT et la stratégie de l'organisation.

Croiser les deux axes pour formuler son besoin

Concrètement, votre besoin se définit en croisant ces deux axes. Une PME peut par exemple chercher "une infogérance globale, principalement d'infrastructure, avec une dimension applicative sur le logiciel comptable". Une collectivité peut formuler "une infogérance partielle, limitée à l'infrastructure réseau et à la sauvegarde". Une ETI peut viser "une infogérance modulaire couvrant infrastructure, applicatif et BPO sur la paie". Cette précision dans la formulation facilite le dialogue avec votre prestataire, évite les zones grises contractuelles, et permet de calibrer exactement le budget engagé.

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Les trois domaines de l'infogérance : infrastructure, applicative et métier, expliqués par KERIONIS

L'infogérance d'infrastructure

C'est le domaine le plus courant, et le cœur du métier de KERIONIS. L'infogérance d'infrastructure consiste à externaliser la gestion du matériel et des systèmes techniques qui soutiennent l'activité de l'entreprise. Elle représente la grande majorité des contrats signés en PME et en collectivité.

Serveurs physiques, virtualisés et dédiés

C'est probablement la composante la plus demandée. L'infogérance de serveurs couvre la supervision continue, l'application des correctifs, la gestion des accès, la sauvegarde et la restauration. Elle s'applique aussi bien aux serveurs physiques présents dans vos locaux, qu'aux serveurs virtualisés (machines virtuelles hébergées sur un hyperviseur) ou aux serveurs dédiés loués chez un hébergeur. Dans chaque cas, le prestataire prend en charge le maintien en condition opérationnelle et garantit la disponibilité.

Pour les PME, l'enjeu est rarement la puissance brute du serveur, mais la continuité de service : si le serveur métier tombe à 9 h, toute l'activité s'arrête. C'est pour cela que la supervision proactive et les sauvegardes testées sont au cœur d'une infogérance de serveurs bien construite.

Cloud et hébergement

L'infogérance cloud prend en charge vos environnements hébergés à distance : Microsoft 365, espaces de stockage en ligne, serveurs hébergés chez un opérateur cloud, applications SaaS. Elle inclut la gestion des licences, la sécurisation des accès, la supervision des coûts, et l'application des bonnes pratiques de cyber-hygiène propres au cloud.

L'infogérance d'hébergement est plus spécifique : elle concerne les serveurs hébergés chez un opérateur tiers (OVH, Scaleway, hébergeurs spécialisés). Le prestataire prend en charge l'administration du serveur, indépendamment de l'opérateur qui fournit l'infrastructure physique. C'est une formule courante pour les entreprises qui ont besoin d'un serveur dédié sans vouloir gérer l'hébergement elles-mêmes.

Réseau et postes de travail

L'infogérance réseau couvre la gestion des firewalls, switchs, points d'accès Wi-Fi, segmentation, VPN et accès distants. Pour une PME multi-sites ou avec du télétravail, cette dimension est devenue critique. L'infogérance des postes de travail inclut le déploiement, la mise à jour, le durcissement de la configuration, l'inventaire et le renouvellement progressif du parc. Ces deux composantes sont rarement séparées dans la pratique : elles forment le système nerveux de votre informatique au quotidien.

Sauvegarde et supervision

Aucune infogérance d'infrastructure sérieuse ne se passe d'une sauvegarde structurée (souvent selon la règle 3-2-1 : trois copies, sur deux supports différents, dont une externalisée) et d'une supervision continue qui détecte les anomalies avant qu'elles ne deviennent des incidents. Chez KERIONIS, ces deux briques sont intégrées par défaut dans chaque contrat d'infogérance, parce qu'elles constituent le filet de sécurité minimum sur lequel reposent toutes les autres protections. Pour aller plus loin sur ce volet, voir notre page infrastructure IT à Rennes.

L'infogérance d'infrastructure : serveurs, cloud, réseau et postes de travail gérés par KERIONIS

L'infogérance applicative (TMA)

L'infogérance applicative, plus couramment appelée tierce maintenance applicative ou TMA, est le deuxième grand domaine de l'infogérance. Elle se distingue nettement de l'infrastructure : on ne parle plus de matériel ou de système, mais des logiciels eux-mêmes.

Définition et périmètre de la TMA

La tierce maintenance applicative consiste à confier à un prestataire externe la maintenance corrective, évolutive et adaptative d'une application ou d'un logiciel métier. Concrètement, le prestataire prend en charge les corrections de bugs, les mises à jour fonctionnelles, les paramétrages, l'accompagnement des utilisateurs sur l'application, et parfois le développement de nouvelles fonctionnalités.

La TMA s'applique typiquement à un ERP, un CRM, un logiciel de gestion, un outil de paie, un logiciel métier sectoriel (cabinet médical, comptable, juridique, BTP). Elle est souvent confiée à un prestataire spécialisé dans l'application concernée, qui maîtrise ses spécificités techniques et son écosystème.

Logiciels métier les plus concernés

Dans la pratique, certaines familles de logiciels sont régulièrement externalisées en TMA :

Les ERP comme Sage, Cegid, Divalto, EBP, Odoo, dont la complexité technique et le cycle de mise à jour justifient une expertise dédiée. Les logiciels de santé (Doctolib, Maincare, Médimust) où la conformité HDS et la disponibilité absolue imposent un suivi spécialisé.
Les logiciels juridiques et comptables (RPVA, Télérecours, outils comptables) avec leurs interconnexions règlementaires fréquentes. Et les logiciels métier spécifiques à un secteur (BTP, industrie, logistique) dont le périmètre fonctionnel évolue avec les besoins de l'activité.

Différence avec la maintenance corrective

La maintenance corrective classique répare ce qui est cassé : un bug remonté, une fonctionnalité défaillante. La TMA est plus large : elle inclut la maintenance évolutive (faire évoluer le logiciel pour qu'il suive vos besoins) et la maintenance adaptative (faire évoluer le logiciel pour qu'il reste compatible avec son environnement, par exemple lors d'un changement de système d'exploitation). C'est donc une démarche continue et anticipative, pas seulement un service d'intervention en cas de problème.

L'infogérance métier (BPO)

Le troisième domaine est moins fréquemment évoqué dans le contexte des PME et collectivités, et pour une bonne raison : il est essentiellement adapté aux grandes structures.

Définition et exemples concrets

L'infogérance métier, parfois appelée BPO (Business Process Outsourcing), consiste à externaliser un processus métier complet avec sa dimension informatique. Le prestataire ne prend pas seulement en charge l'outil ou le serveur : il prend en charge l'activité elle-même, avec les hommes et les systèmes qui la portent.

Quelques exemples typiques : externalisation complète de la gestion de la paie (le prestataire gère le logiciel paie, les bulletins, les déclarations, l'interface avec les organismes), externalisation de la comptabilité d'une grande entreprise (le prestataire opère le système comptable et produit les états financiers), externalisation du service client d'une grande organisation (le prestataire opère le CRM, la téléphonie, les agents).

Pourquoi rarement adapté aux PME

Pour une PME ou une collectivité de taille moyenne, le BPO présente trois inconvénients structurels. Il est coûteux car il inclut la rémunération des opérateurs humains, pas seulement la maintenance des outils. Il implique une perte importante de contrôle sur un processus stratégique, ce qui suppose une confiance et une maturité organisationnelle élevées. Et il ne se justifie économiquement qu'au-delà d'un certain volume d'activité que les PME atteignent rarement.

Chez KERIONIS, nous n'opérons pas de BPO. Lorsque ce besoin existe, nous orientons les clients vers des cabinets spécialisés (cabinets comptables, prestataires de paie, centres de relation client). Notre métier est l'infogérance d'infrastructure et la dimension applicative qui l'accompagne, pas l'opération de processus métier complets.

Comment choisir le bon domaine pour votre organisation

Le choix entre infrastructure, applicatif ou les deux dépend principalement de trois critères : votre maturité IT, votre taille et votre secteur.

Selon votre maturité IT

Si votre organisation a peu ou pas de structuration IT, commencer par l'infrastructure est presque toujours la bonne approche. C'est elle qui pose les fondations : sauvegardes fiables, supervision, sécurité, accès distants. Sans ces fondations, ajouter une TMA n'a pas de sens : l'application repose sur une base instable.

Si votre infrastructure est déjà bien gérée (en interne ou par un prestataire), et que votre point de douleur principal concerne un logiciel métier critique, c'est le moment d'envisager une TMA ciblée sur cette application.

Selon votre taille

Pour une TPE ou une petite PME (moins de 20 postes), une infogérance d'infrastructure couvre généralement tous les besoins. La TMA reste exceptionnelle, le BPO sans intérêt.

Pour une PME structurée (20 à 200 postes), l'infrastructure reste le socle, mais une TMA sur un ou deux logiciels métier critiques peut compléter le dispositif.

Pour une ETI ou grande structure, les trois domaines peuvent coexister, souvent confiés à des prestataires différents et coordonnés par une DSI interne ou externalisée.

Selon votre secteur d'activité

Certains secteurs justifient naturellement une TMA en plus de l'infrastructure : la santé (logiciels patients), le juridique (RPVA, Télérecours), la comptabilité (logiciels sectoriels), le BTP (logiciels de chantier et de devis). À l'inverse, dans l'industrie, le commerce ou les services généraux, l'infrastructure suffit le plus souvent à couvrir l'essentiel des besoins.

Comment choisir le bon domaine d'infogérance selon votre maturité IT, votre taille et votre secteur

L'approche KERIONIS sur les trois domaines

Notre positionnement est clair, et nous préférons l'assumer franchement plutôt que de prétendre couvrir tout.

KERIONIS est centré sur l'infogérance d'infrastructure, qui constitue le cœur de notre offre et la majorité des contrats que nous signons. Nous intégrons une dimension applicative lorsqu'elle s'inscrit naturellement dans le périmètre : configuration et mise à jour de Microsoft 365, paramétrage de logiciels métier courants, accompagnement utilisateur. Pour les TMA approfondies sur des logiciels métier complexes, nous travaillons en complémentarité avec l'éditeur du logiciel ou avec un intégrateur spécialisé.

Sur le BPO, comme expliqué plus haut, nous n'opérons pas et nous orientons vers les bons interlocuteurs lorsque le besoin existe.

Cette spécialisation nous permet d'être réellement bon sur l'infrastructure, plutôt que d'être moyen sur tout. C'est l'un des fondements de notre offre, détaillée dans notre page dédiée à l'infogérance pour PME et collectivités.

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Questions fréquentes sur les domaines de l'infogérance

Quels sont les trois domaines de l'infogérance ?

Les trois domaines de l'infogérance sont l'infogérance d'infrastructure (serveurs, cloud, réseau, postes, sauvegarde), l'infogérance applicative ou TMA (maintenance et évolution des logiciels métier), et l'infogérance métier ou BPO (externalisation d'un processus complet). KERIONIS intervient principalement sur l'infrastructure, avec une composante applicative selon les besoins.

Quelle différence entre TMA et infogérance ?

La TMA (tierce maintenance applicative) est un sous-ensemble de l'infogérance, limité aux logiciels et applications. L'infogérance au sens large couvre l'ensemble du système d'information, infrastructure incluse. Une TMA porte par exemple sur votre ERP, alors qu'une infogérance peut couvrir votre ERP, vos serveurs, votre réseau, vos sauvegardes et votre messagerie.

Une PME a-t-elle besoin des trois domaines ?

Non, c'est même rarement le cas. La grande majorité des PME et collectivités sont parfaitement couvertes par une infogérance d'infrastructure, éventuellement complétée par une TMA sur un logiciel métier critique. Le BPO ne se justifie économiquement que pour des structures de taille importante avec un volume d'activité élevé.

Peut-on combiner plusieurs domaines ?

Oui. Un contrat KERIONIS peut couvrir l'infrastructure complète (infogérance d'infrastructure globale) tout en intégrant une dimension applicative sur des outils standards (Microsoft 365, messagerie, logiciels collaboratifs). Pour les TMA approfondies sur des logiciels métier spécifiques, nous travaillons en complémentarité avec l'éditeur ou un intégrateur dédié.

Comment savoir de quel domaine j'ai besoin ?

Le plus simple est de partir de votre point de douleur principal. Si vous redoutez une panne serveur ou une perte de données, votre besoin est d'infrastructure. Si votre logiciel métier vous fait perdre du temps quotidiennement, votre besoin est applicatif. Si vous voulez vous décharger entièrement d'une fonction (paie, comptabilité), votre besoin est métier (BPO). Un audit initial permet de qualifier précisément cette analyse.

Reprenons votre besoin ensemble

Comprendre les domaines de l'infogérance est une chose, identifier celui qui correspond à votre organisation en est une autre. C'est précisément le rôle d'un premier échange : qualifier votre situation, votre maturité IT, votre secteur, votre taille, et formuler une recommandation concrète.

Si vous voulez approfondir notre offre globale, notre page sur l'infogérance pour PME et collectivités détaille les niveaux, les outils, les engagements et la zone d'intervention. Pour évaluer l'état de votre informatique avant tout engagement, notre audit informatique gratuit est le bon point de départ.