Refonte de site internet : les étapes pour ne rien perdre
Une refonte de site internet consiste à reconstruire un site existant (sa structure, son apparence et souvent sa technique) plutôt que de le corriger par petites touches. Elle se justifie quand plusieurs défauts se cumulent : site inadapté au téléphone, outil de gestion sans mises à jour, contenus impossibles à modifier. Le principal risque n'est pas esthétique : si les adresses des pages changent sans redirections, le référencement acquis se perd. Une refonte réussie commence donc par un inventaire de l'existant et se termine par plusieurs semaines de suivi.
Quand une refonte de site se justifie
Les signes qu'un site a vieilli
Le premier signe se voit sur un téléphone : texte minuscule, boutons trop proches, menu qui déborde. Or Google indexe et classe les pages à partir de leur version mobile. Sans l'imposer, il la juge fortement recommandée et conseille un affichage adaptatif, où le même code s'ajuste à la taille de l'écran. Viennent ensuite la lenteur, que Google mesure par trois indicateurs (l'affichage du plus grand élément, la réactivité et la stabilité de la page), et la sécurité. Un site dont l'outil de gestion ou les extensions ne reçoivent plus de mises à jour reste exposé aux failles connues. Reste le quotidien : une équipe qui ne peut plus changer un horaire sans appeler quelqu'un laisse le site se figer.
Remise à niveau ou refonte complète
Ces défauts n'appellent pas tous une refonte. Un certificat expiré, une extension abandonnée à remplacer, des images trop lourdes ou une page lente se corrigent sur le site existant, à moindre coût et sans toucher aux adresses. La refonte devient raisonnable quand plusieurs problèmes se cumulent ou quand la base technique elle-même ne peut plus évoluer. Google conseille toutefois de ne modifier qu'une chose à la fois, plutôt que de changer en même temps de domaine, d'outil et de mise en page. Mieux vaut donc trancher d'abord ce qui doit vraiment changer.
Les étapes d'une refonte, de l'état des lieux au suivi
Commencer par un état des lieux
Avant de dessiner quoi que ce soit, on recense ce qui existe : toutes les pages, mais aussi les images, les documents PDF et les autres fichiers qui peuvent recevoir des visites ou des liens. Le rapport sur les performances de Search Console montre quelles pages apportent des clics et sur quelles requêtes ; ce sont elles qu'il faudra protéger. Le rapport sur les liens donne un échantillon des sites qui pointent vers vous, utile pour savoir quelles adresses ne doivent surtout pas disparaître. Cet inventaire est la base de tout le reste.
Du cahier des charges à la recette
Le cahier des charges traduit cet état des lieux en besoins : objectifs du site, publics visés, pages à créer, à fusionner ou à supprimer, fonctionnalités, contraintes de sécurité et de conformité. Il doit aussi dire qui prendra en charge l'hébergement et la maintenance de site internet après la livraison. Suivent l'arborescence, les contenus et les maquettes ; la version mobile doit garder tout le texte de la version pour ordinateur, car Google prévient qu'un contenu appauvri sur mobile peut coûter du trafic. Le nouveau site se construit enfin sur une copie de recette, fermée aux moteurs de recherche, où l'on teste les pages, les formulaires et les téléchargements.
La mise en ligne se prépare elle aussi : période creuse si l'activité est saisonnière, blocages de chantier retirés à la bascule, validation de Search Console conservée. Google cite l'oubli d'une règle noindex parmi les erreurs fréquentes. Pour un site de petite ou moyenne taille, il recommande de basculer toutes les adresses en une fois. Le jour de la mise en ligne n'est que le début du suivi.
Ne pas perdre son référencement pendant la refonte
Un plan de redirections page par page
Chaque ancienne adresse qui change doit renvoyer vers la nouvelle par une redirection permanente côté serveur, une 301 ou une 308. Google la traite comme un signal fort, affiche la nouvelle adresse dans ses résultats et précise que ces redirections ne font pas perdre de PageRank. La redirection doit mener directement à la destination finale, sans chaîne, et jamais en masse vers l'accueil : Google y voit un risque de soft 404, des pages introuvables déguisées. Une page supprimée sans équivalent doit au contraire répondre par une vraie erreur 404 ou 410. Enfin, Google conseille de garder ces redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an.
Les semaines qui suivent la bascule
Après la mise en ligne, on met à jour les liens internes, on envoie le nouveau sitemap dans Search Console et l'on corrige les adresses que l'on maîtrise ailleurs, comme celles des profils sur les réseaux sociaux. Google indique qu'un site de taille moyenne peut mettre quelques semaines ou plus avant de voir ses nouvelles adresses remplacer les anciennes dans les résultats, et que le classement peut fluctuer pendant ce temps. On surveille donc le rapport d'indexation, les erreurs 404 des pages liées depuis le site et les positions des requêtes relevées pendant l'état des lieux. L'outil de changement d'adresse de Search Console, lui, ne sert pas sur un même domaine : Google le réserve au passage d'un nom de domaine à un autre. Si la refonte s'accompagne d'un nouveau domaine, pensez aussi à chaque adresse mail professionnelle rattachée à l'ancien.
Durée et coût d'une refonte de site
Ce qui fait varier le budget
Il n'existe pas de prix type pour une refonte. Le coût suit surtout le temps de travail nécessaire, lui-même fonction du nombre de pages à refaire et à rediriger, de la reprise ou de la réécriture des contenus, des fonctionnalités attendues et de la présence d'une boutique en ligne. Un changement de nom de domaine ou d'hébergeur mené en même temps ajoute des étapes et des contrôles. La durée dépend des mêmes facteurs et du temps de validation côté entreprise. Un état des lieux sérieux reste le seul moyen d'obtenir une estimation crédible.
Les obligations à intégrer au projet
Une refonte est l'occasion de remettre le site en conformité. Pour les cookies, la CNIL exige qu'on puisse refuser aussi simplement qu'accepter, et poursuivre la navigation vaut refus ; le formulaire de contact doit porter des mentions d'information. Pour l'accessibilité, la directive européenne applicable depuis le 28 juin 2025 vise notamment le commerce électronique avec les particuliers, en exonérant les microentreprises qui fournissent des services : moins de dix personnes et un chiffre d'affaires ou un bilan d'au plus deux millions d'euros. La DGCCRF précise qu'un site de vente déjà en ligne ne bénéficie pas du délai transitoire réservé aux produits. Les collectivités relèvent, elles, de l'article 47 de la loi du 11 février 2005, avec une déclaration d'accessibilité et un schéma pluriannuel.
Après la mise en ligne, et notre façon de travailler
Un site refait reste à entretenir
Un site neuf vieillit vite s'il n'est pas suivi. L'ANSSI recommande de limiter les extensions au strict nécessaire, de ne garder que des composants activement maintenus, de protéger les comptes d'administration par une authentification multifacteur et de sauvegarder le contenu et la configuration. Il faut aussi décider qui applique les mises à jour, à quel moment, et comment revenir en arrière si l'une d'elles casse quelque chose : c'est tout l'objet d'une maintenance préventive régulière. Sans elle, le site piraté devient un scénario réaliste.
Comment nous menons une refonte
KERIONIS crée et refond des sites internet, puis les héberge, les maintient et les sécurise. Chaque projet commence par une analyse de votre contexte et de vos besoins. Nous faisons ensuite une proposition sur mesure, dont les détails s'affinent avec vous ; son coût dépend du temps de travail que demande votre besoin. La rédaction des contenus, le plan de redirections et le suivi dans Search Console après la mise en ligne peuvent être compris dans un contrat de référencement de site internet.
Votre site internet mérite une refonte ?
Nous analysons votre site actuel et vos besoins avant toute proposition.
Nous pouvons ensuite héberger, maintenir et sécuriser le nouveau site.
Questions fréquentes : Refonte de site internet
Quand faut-il refaire son site internet ?
Quand plusieurs problèmes se cumulent : affichage inadapté au téléphone, lenteur, outil qui ne reçoit plus de mises à jour, contenus impossibles à modifier. Un défaut isolé se corrige souvent sur le site existant, sans changer les adresses des pages.
Combien de temps dure une refonte de site ?
Il n'y a pas de durée type : elle dépend du nombre de pages, des contenus à reprendre, des fonctionnalités et du temps de validation. Après la mise en ligne, Google indique que, pour un site de taille moyenne, il peut falloir quelques semaines ou plus avant que les nouvelles adresses remplacent les anciennes dans ses résultats.
Une refonte fait-elle perdre son référencement ?
Pas forcément. Le risque vient surtout des adresses qui changent sans redirection, des contenus supprimés et des blocages oubliés à la mise en ligne. Un plan de redirections 301 page par page et un suivi dans Search Console limitent ce risque, même si le classement peut fluctuer un temps.
Qu'est-ce qu'une redirection 301 ?
C'est une redirection permanente : le serveur indique que la page a déménagé et envoie le visiteur et le robot de Google vers sa nouvelle adresse. Google affiche ensuite celle-ci dans ses résultats et précise que la 301 ne fait pas perdre de PageRank.