Protection contre les rançongiciels pour PME

Les rançongiciels sont devenus la première cybermenace pour les PME et les collectivités en France. Selon le panorama de la cybermenace 2025 de l'ANSSI, plus de 128 incidents de rançongiciels ont été traités dans l'année, dont une majorité touchant des TPE, PME, ETI et collectivités locales.

La logique est implacable : les attaquants ciblent en priorité les organisations suffisamment dépendantes de leur informatique pour être prêtes à payer, et suffisamment peu protégées pour être faciles à attaquer.

Cette page explique concrètement comment fonctionne un rançongiciel, comment il entre dans une organisation, comment s'en protéger, et que faire si l'attaque réussit.

Pour une vision globale de notre approche, voir notre page dédiée à la cybersécurité pour PME et collectivités.

Évaluer votre exposition au ransomware

Que vous soyez PME industrielle, professionnel libéral, collectivité ou structure médico-sociale, 45 minutes d'échange permettent de qualifier votre niveau d'exposition au ransomware, d'identifier vos points faibles évidents et de prioriser les premières actions concrètes.

Sans engagement, sans pression commerciale.

Qu'est-ce qu'un rançongiciel concrètement

Avant de parler protection, il faut comprendre ce qu'est précisément un rançongiciel et en quoi il diffère des autres cybermenaces. Beaucoup de dirigeants confondent encore ransomware, virus et phishing : ce sont trois choses différentes.

Le mécanisme de chiffrement

Un rançongiciel (ou ransomware) est un logiciel malveillant qui, une fois installé sur un système informatique, chiffre tous les fichiers accessibles avec une clé de chiffrement connue seulement de l'attaquant. Vos documents, vos bases de données, vos sauvegardes accessibles depuis le réseau deviennent illisibles. Le chiffrement utilise des algorithmes cryptographiques standards (AES, RSA) que personne ne peut casser sans la clé. Concrètement, vos données sont toujours là physiquement, mais elles sont devenues inutilisables sans la clé que détient l'attaquant.

La rançon et le chantage à la fuite

L'attaquant exige une rançon en cryptomonnaie (le plus souvent Bitcoin ou Monero) en échange de la clé de déchiffrement. Pour une PME ou une collectivité française, les montants demandés varient typiquement entre 5 000 et 500 000 euros, parfois bien plus. Depuis 2022, les attaques pratiquent aussi le chantage à la double extorsion : avant de chiffrer, les attaquants copient vos données sensibles et menacent de les publier si vous ne payez pas. Refuser de payer la rançon devient alors plus difficile, car en plus de l'arrêt d'activité, vous risquez la publication de données clients, RH, financières.

La différence avec un virus classique

Un virus classique cherche à infecter le plus de machines possible pour, par exemple, voler des mots de passe ou utiliser votre puissance de calcul. Un rançongiciel est très différent : il vise spécifiquement votre organisation, prend son temps pour s'installer, observe le réseau, puis frappe en bloc. Un antivirus traditionnel détecte les virus connus par leur signature, mais les rançongiciels modernes échappent largement à cette détection. Ils ressemblent à du trafic légitime pendant les phases d'installation. Seule une protection moderne de type EDR (Endpoint Detection and Response) basée sur le comportement, comme Bitdefender GravityZone, permet de détecter ces attaques en temps réel.

Comment un ransomware entre dans une PME

Un rançongiciel ne "tombe pas du ciel" sur votre réseau. Il entre par quatre vecteurs principaux, identifiés et documentés par l'ANSSI. Comprendre ces portes d'entrée est la première étape pour les fermer.

Le mail piégé, vecteur n°1

Selon les études récentes, environ 70 % des attaques par ransomware commencent par un email piégé. Une fausse facture, un faux ordre de virement, une fausse notification de l'URSSAF, une fausse alerte de votre banque : la qualité du phishing s'est considérablement améliorée depuis 2023, notamment avec l'usage de l'IA générative qui produit des emails sans faute d'orthographe et imitant le ton de vos correspondants habituels. Le clic d'un seul utilisateur sur une pièce jointe ou un lien malveillant suffit à amorcer l'attaque. Un filtre anti-phishing professionnel comme Mailinblack intercepte la majorité de ces attaques avant qu'elles n'atteignent vos collaborateurs.

Le vol de mot de passe administrateur

Les attaquants exploitent les bases de données de mots de passe volés disponibles sur le dark web. Si un de vos administrateurs réutilise un mot de passe qui a fuité ailleurs (LinkedIn, Adobe, et bien d'autres), il peut être testé automatiquement sur vos services exposés (messagerie, VPN, console d'administration). Sans authentification à deux facteurs (MFA), un mot de passe administrateur volé donne à l'attaquant les clés du royaume. La généralisation du MFA est l'action la plus rentable en cybersécurité, et elle ne coûte rien à mettre en place sur les comptes critiques.

La faille non corrigée du serveur

Les vulnérabilités dans les logiciels (Windows Server, Exchange, VMware, applications métier) sont publiées chaque semaine. Si vos serveurs ne sont pas mis à jour rapidement, les attaquants exploitent ces failles pour entrer directement, sans même avoir besoin d'un mot de passe. Le panorama ANSSI 2025 montre que 29 % des vulnérabilités sont exploitées le jour même de leur publication. Une politique de mises à jour automatisées et supervisées, idéalement avec un outil de gestion comme RG System, ferme cette porte d'entrée.

L'accès distant mal sécurisé

Avec le télétravail généralisé depuis 2020, les accès distants (RDP, VPN, partages de fichiers exposés) sont devenus une cible privilégiée. Un port RDP ouvert sur internet ou un VPN sans MFA est un panneau "entrée libre" pour les attaquants. Les solutions modernes comme Tailscale ou les firewalls Zyxel USG FLEX H apportent une sécurisation par défaut bien supérieure aux configurations historiques.

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Les principales portes d'entrée d'un ransomware dans une PME ou collectivité

Le déroulé d'une attaque par ransomware

Un ransomware n'éclate jamais le jour de la compromission initiale. L'attaque se déroule sur plusieurs semaines pendant lesquelles l'attaquant prépare son coup en silence. Cette fenêtre de détection est précieuse : c'est pendant ces semaines qu'une supervision continue peut faire la différence.

Jour J-30 : compromission silencieuse

L'attaquant entre dans le réseau, généralement par un mail piégé ou un mot de passe volé. Il dépose discrètement un logiciel de prise de contrôle à distance sur un poste utilisateur. Personne ne s'en aperçoit. Le poste fonctionne normalement, l'utilisateur continue son travail. C'est typiquement pendant cette phase que les EDR modernes peuvent détecter l'anomalie : un processus inhabituel qui s'exécute, une connexion sortante vers une adresse suspecte, une élévation de privilèges non justifiée.

Jour J-7 : élévation des privilèges

À partir de son point d'ancrage, l'attaquant cartographie votre réseau interne. Il identifie les serveurs, les contrôleurs de domaine, les sauvegardes. Il cherche à obtenir un compte administrateur du domaine pour avoir tous les droits. Cette phase prend plusieurs jours pendant lesquels l'attaquant teste, explore, attend. Une supervision active détecte ces mouvements latéraux suspects et alerte avant qu'il ne soit trop tard.

Jour J-1 : exfiltration des données

Avant de déclencher le chiffrement, l'attaquant copie vos données sensibles vers un serveur qu'il contrôle. C'est ce qui permettra le chantage à la double extorsion. Cette exfiltration peut représenter plusieurs centaines de gigaoctets de données transférées sur quelques heures, une anomalie réseau largement détectable par n'importe quel outil de supervision sérieux. Sans supervision, elle passe complètement inaperçue.

Jour J : chiffrement et rançon

Le matin du jour J, le plus souvent un lundi matin entre 7h et 9h quand les utilisateurs arrivent, l'attaquant déclenche le chiffrement simultanément sur tous les postes et serveurs. En quelques heures, toute votre informatique devient inutilisable. Un message de rançon apparaît sur chaque écran avec les instructions de paiement. À ce stade, il est trop tard : la seule défense possible est la restauration depuis une sauvegarde non chiffrée et testée.

Le déroulé chronologique d'une attaque par ransomware sur une PME

Les chiffres du ransomware en France

Les statistiques officielles permettent de mesurer l'ampleur du phénomène et d'éviter de minimiser le risque. Voici les données clés à connaître, toutes sourcées.

Une menace qui progresse

Selon le panorama de la cybermenace 2025 de l'ANSSI, le nombre d'incidents de rançongiciels traités par l'agence a progressé pour la troisième année consécutive. Les exfiltrations de données ont augmenté de 51 % sur un an, signe que les attaquants généralisent la double extorsion. Les souches les plus actives en France sont Qilin (21 % des incidents), Akira (9 %) et LockBit 3.0 (5 %).

Les secteurs les plus touchés

Toujours selon l'ANSSI, 48 % des victimes de cyberattaques sont des TPE, PME et ETI, et 24 % concernent les administrations et collectivités. Les secteurs particulièrement visés sont l'éducation (34 % des incidents), les collectivités (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %). Les libéraux de santé, qui n'apparaissent pas toujours dans les statistiques officielles, sont également une cible majeure depuis 2024.

Le coût réel d'une attaque PME

Le coût total d'une attaque par ransomware sur une PME se chiffre rarement à la seule rançon. Il faut additionner : l'arrêt d'activité (souvent 1 à 4 semaines avant retour à la normale), les honoraires de l'expert en réponse à incident, la restauration de l'infrastructure, la communication de crise vis-à-vis des clients et fournisseurs, la déclaration CNIL et les éventuelles sanctions RGPD, l'impact réputationnel durable.

Les études convergent vers un coût moyen de plusieurs centaines de milliers d'euros pour une PME victime, dont la rançon ne représente parfois qu'une fraction.

Plusieurs portes d'entrée selon vos priorités

Selon que votre priorité immédiate concerne la protection ciblée contre les cybermenaces ou la gestion complète et continue de votre informatique, deux portes d'entrée s'offrent à vous chez KERIONIS.

Vous pouvez aussi combiner les deux, c'est souvent l'approche la plus rentable pour une PME exposée.

Pourquoi il ne faut pas payer la rançon

Face à une attaque, la tentation de payer est forte. Pourtant, la position de l'ANSSI, du gouvernement français et de la plupart des experts en cybersécurité est unanime : ne payez pas. Voici pourquoi.

Aucune garantie de récupération

Selon une étude Veeam 2024, 79 % des organisations qui ont payé la rançon n'ont pas récupéré l'intégralité de leurs données. Soit parce que la clé fournie est défaillante, soit parce qu'elle ne fonctionne que partiellement, soit parce que les attaquants ne fournissent jamais la clé après paiement. Payer est un acte de foi envers des criminels organisés : ils n'ont aucune obligation morale ni légale de tenir parole. La seule garantie de récupération est une sauvegarde testée et restaurable stockée hors d'atteinte de l'attaque.

Le risque de second chantage

Une organisation qui a payé devient une cible récurrente. Les groupes de ransomware partagent les listes de "bons payeurs" et reviennent souvent quelques mois plus tard, parfois avec une attaque sur les mêmes données copiées la première fois. Plusieurs PME françaises ont subi deux attaques en moins d'un an, après avoir payé la première rançon. Payer ne ferme pas le problème, il l'ouvre durablement.

Le financement du cybercrime

Chaque rançon payée finance directement le développement de nouveaux outils d'attaque, la rémunération de nouveaux pirates, et la professionnalisation de l'écosystème criminel. Les groupes de ransomware sont aujourd'hui de véritables entreprises avec des départements, des managers, des programmes d'affiliation. Refuser de payer, collectivement, est ce qui assécherait progressivement leur modèle économique.

Implications légales et assurance

Sur le plan légal, payer une rançon peut exposer l'organisation à des poursuites si l'argent finance une entité sous sanctions internationales. Sur le plan assurantiel, beaucoup d'assureurs cyber ne couvrent plus le paiement direct de rançons depuis 2024, ou conditionnent leur intervention à l'autorisation préalable de leur cellule de crise. Une PME qui paie sans accord peut perdre tout droit à indemnisation. Notre page sur la protection des données et des utilisateurs détaille les enjeux de gouvernance associés.

Les couches de protection à mettre en place

Aucune mesure unique ne protège complètement contre les ransomwares. La protection efficace repose sur une défense en profondeur : plusieurs couches qui se complètent, chacune compensant les faiblesses des autres. Voici les six couches indispensables.

Sauvegarde immuable 3-2-1

C'est le dernier rempart, celui qui fait la différence entre incident grave et catastrophe définitive. La règle 3-2-1 prévoit trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une copie externalisée et hors ligne ou immuable. Une sauvegarde immuable ne peut être ni modifiée, ni supprimée par un attaquant, même avec les droits administrateur. Sans sauvegarde immuable, toute votre sauvegarde peut être chiffrée elle aussi au moment de l'attaque. Avec, vous pouvez restaurer sans payer.

Filtre anti-phishing avancé

Puisque 70 % des attaques commencent par un email, filtrer les emails malveillants est l'investissement le plus rentable. Les filtres natifs de Microsoft 365 ou Google Workspace ne suffisent plus face aux attaques sophistiquées de 2026. Un filtre dédié comme Mailinblack, leader français, bloque la majorité des tentatives, ajoute une analyse comportementale des liens et permet à l'utilisateur de signaler facilement un email douteux.

EDR et XDR sur tous les postes

L'EDR (Endpoint Detection and Response) remplace l'antivirus traditionnel par une analyse comportementale continue. Au lieu de chercher des signatures connues, il détecte les comportements suspects : un processus qui tente de chiffrer en masse, une élévation de privilèges anormale, une exfiltration de données vers une adresse inconnue. Bitdefender GravityZone et ESET Protect sont les deux solutions EDR que nous déployons chez KERIONIS, selon le contexte client.

Authentification forte généralisée

L'authentification à deux facteurs (MFA) divise par 99 % le risque de compromission d'un compte selon les études Microsoft. Elle doit être activée sur tous les comptes critiques : messagerie professionnelle, accès distants, comptes d'administration, applications cloud, sauvegarde externalisée. Le déploiement est rapide et le coût quasi nul. C'est l'action la plus rentable en cybersécurité, et pourtant l'une des plus négligées en PME.

Segmentation du réseau

Un réseau plat (tous les équipements sur le même segment) permet à un attaquant qui compromet un poste utilisateur d'atteindre directement les serveurs, les imprimantes connectées, les équipements industriels. Une segmentation par VLAN limite la propagation : si un poste est compromis, l'attaque est contenue dans son segment et ne peut pas se répandre librement. Les firewalls Zyxel USG FLEX H que nous déployons gèrent nativement cette segmentation avec une administration simplifiée.

Mises à jour automatisées

Les vulnérabilités logicielles sont la troisième porte d'entrée principale des ransomwares. Une politique de mises à jour automatisées et supervisées ferme cette porte. L'outil de supervision RG System que nous utilisons en infogérance applique automatiquement les mises à jour critiques sur l'ensemble du parc, en respectant des fenêtres de maintenance définies avec le client. Les vulnérabilités n'attendent pas, votre patching ne doit pas non plus.

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La défense en profondeur contre les ransomwares avec plusieurs couches de protection

Détecter une attaque en cours

Les couches de protection précédentes réduisent considérablement le risque d'attaque réussie. Mais aucune n'est infaillible à 100 %. La détection précoce d'une intrusion en cours fait la différence entre une attaque contenue et une attaque catastrophique.

Les signaux d'alerte techniques

Plusieurs signaux techniques précèdent typiquement le déclenchement d'un ransomware : création de comptes administrateur inhabituels, désactivation de l'antivirus ou de l'EDR par un compte légitime, connexions sortantes vers des adresses suspectes, transferts de données massifs en dehors des heures ouvrées, exécution de scripts PowerShell ou WMI inhabituels, désactivation des sauvegardes. Une supervision active surveille tous ces signaux 7 jours sur 7.

Les signaux côté utilisateurs

Les utilisateurs sont parfois les premiers à percevoir des anomalies : lenteurs inexpliquées de leur poste, ouvertures de fichiers anormales par un logiciel inconnu, demandes de rançon partielles sur certains fichiers, désactivation soudaine de l'antivirus. Une culture de signalement dans l'équipe, où chacun se sent encouragé à remonter ce qui paraît anormal, vaut souvent mieux que dix outils techniques. La sensibilisation régulière est essentielle.

Pourquoi la supervision est clé

Sans supervision continue, les signaux d'alerte précédents ne mènent à rien : personne ne les voit, personne n'agit. La supervision externalisée 7j/7, qui détecte les anomalies en temps réel et alerte les bonnes personnes selon une procédure d'escalade définie, est ce qui transforme la détection théorique en intervention concrète. C'est le cœur de notre offre d'infogérance pour PME et collectivités.

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Que faire en cas d'attaque ransomware

Si malgré toutes les protections une attaque réussit, les premières heures sont critiques. Voici la marche à suivre, dans l'ordre.

Les premières minutes critiques

Premier réflexe : déconnecter les machines affectées du réseau sans les éteindre. L'objectif est d'arrêter la propagation tout en préservant les éléments de preuve nécessaires à l'analyse. Éteindre une machine fait perdre les traces présentes en mémoire vive, qui sont précieuses pour comprendre l'attaque. Déconnecter physiquement le câble réseau ou désactiver le Wi-Fi sur chaque poste compromis. Ne pas tenter de redémarrer, ne pas tenter de restaurer immédiatement.

Préserver les preuves

Conservez toutes les traces disponibles : journaux des serveurs, journaux du firewall, captures d'écran des messages de rançon, emails suspects reçus dans les jours précédents. Ces éléments sont indispensables pour l'analyse de l'attaque, pour la déclaration aux autorités, et pour l'éventuelle indemnisation par votre assurance cyber. Désactivez la rotation des logs pour qu'ils ne soient pas écrasés. Photographiez physiquement les écrans avec un téléphone si nécessaire.

Notifier les autorités compétentes

Plusieurs notifications sont obligatoires ou recommandées selon le contexte : CNIL dans les 72 heures si des données personnelles sont concernées (quasi toujours le cas), ANSSI via cyber.gouv.fr pour les incidents significatifs, dépôt de plainte au commissariat ou à la gendarmerie, signalement sur Cybermalveillance.gouv.fr où KERIONIS est référencé comme prestataire d'assistance aux victimes. Pour les collectivités assujetties à NIS2, ajouter la notification à l'autorité compétente dans le délai prévu par la directive.

Lancer la restauration depuis sauvegarde

Une fois l'attaque contenue et les preuves préservées, lancez la restauration depuis votre sauvegarde immuable. Ne restaurez jamais depuis une sauvegarde restée connectée au réseau pendant l'attaque : elle peut être compromise. Restaurez d'abord sur un environnement isolé pour vérifier l'intégrité, puis basculez progressivement vers la production. Le temps de restauration dépend largement de la qualité de votre stratégie de sauvegarde, et c'est précisément là que se mesure votre continuité d'activité.

Notre approche anti-ransomware

KERIONIS structure sa protection anti-ransomware autour de quatre engagements opérationnels qui garantissent l'efficacité du dispositif.

Sauvegarde testée chaque mois

Une sauvegarde non testée n'est pas une sauvegarde. Chaque client en contrat d'infogérance bénéficie d'un test de restauration mensuel sur un échantillon de données, avec compte rendu écrit. Cette discipline permet de détecter immédiatement les sauvegardes défaillantes (corruption silencieuse, fenêtre de sauvegarde dépassée, erreurs de configuration) et d'y remédier avant qu'on en ait besoin. La majorité des PME découvrent au moment de l'attaque que leurs sauvegardes étaient inexploitables : nous voulons que ce ne soit jamais votre cas.

Plan de réponse à incident écrit

Chaque client KERIONIS dispose d'un plan de réponse à incident documenté : qui contacter, dans quel ordre, avec quels accès, selon quelle procédure d'escalade. Ce document est conservé en double (chez le client, chez KERIONIS) y compris sous forme imprimée au cas où le réseau serait totalement indisponible. Quand l'attaque arrive, on ne réfléchit plus, on suit la procédure préparée à froid.

Supervision continue 7/7

La supervision RG System que nous déployons sur tous nos contrats analyse en continu les comportements des postes et serveurs, détecte les anomalies, alerte selon une procédure d'escalade. Les signaux précurseurs d'une attaque par ransomware sont identifiés avant le déclenchement du chiffrement, ce qui ouvre une fenêtre d'intervention de plusieurs jours ou semaines.

Accompagnement post-incident

Si malgré tout une attaque réussit, KERIONIS accompagne le client dans toutes les étapes de la réponse : contention, analyse forensique avec partenaires spécialisés, restauration, déclarations aux autorités, communication aux parties prenantes, retour d'expérience pour éviter la récidive. Aucun client n'est laissé seul face à un incident majeur. Notre référencement Cybermalveillance.gouv.fr atteste de cette posture d'assistance aux victimes.

Audit de votre exposition au ransomware

Avant de déployer des protections, il faut savoir précisément où sont vos faiblesses. Un audit ciblé permet d'objectiver votre exposition et de prioriser les actions à mener.

Identifier vos vulnérabilités

Notre audit anti-ransomware intègre un volet spécifique aux portes d'entrée d'un rançongiciel : analyse de l'exposition de vos services sur internet, état du MFA sur les comptes critiques, niveau de mise à jour des serveurs et postes, qualité des protections endpoints, segmentation réseau, accès distants. Cet audit s'inscrit dans la méthodologie complète détaillée sur notre page audit cybersécurité PME et collectivités.

Tester vos sauvegardes

Sans test de restauration récent, vous ne savez pas si vos sauvegardes seront exploitables le jour de l'attaque. Notre audit anti-ransomware inclut systématiquement un test de restauration d'un échantillon de données depuis votre dispositif actuel. Si la restauration échoue, vous le savez avant qu'il ne soit trop tard, pas pendant l'incident.

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Questions fréquentes sur les ransomwares

Mon antivirus me protège-t-il vraiment ?

Les antivirus traditionnels basés sur les signatures (Norton, McAfee, Avast grand public) sont largement dépassés face aux ransomwares modernes. Les attaques utilisent du code unique pour chaque cible, qui ne correspond à aucune signature connue. Seuls les EDR modernes comme Bitdefender GravityZone ou ESET Protect, basés sur l'analyse comportementale, détectent ces attaques en temps réel. Si votre cabinet, votre PME ou votre collectivité utilise encore un antivirus grand public, c'est la première chose à changer.

Une assurance cyber rembourse-t-elle ?

Une assurance cyber bien dimensionnée peut couvrir l'arrêt d'activité, les frais d'expertise, la communication de crise, parfois les sanctions RGPD. Mais elle conditionne quasi toujours sa couverture à un niveau minimum de cybersécurité : MFA généralisé, sauvegardes testées, EDR en place, audit récent. Sans ces prérequis, votre prime sera élevée et votre couverture limitée. Une démarche de cybersécurité structurée améliore directement votre position assurantielle. Pour aller plus loin, voir notre page sur la cybersécurité pour PME et collectivités.

Combien de temps pour restaurer ?

Le temps de restauration dépend de quatre facteurs : volume de données à restaurer, nature du support de sauvegarde, qualité de la procédure de restauration, et préparation des équipes. Pour une PME bien préparée avec une sauvegarde immuable testée, le retour à un fonctionnement de base prend typiquement 24 à 72 heures. Pour une PME mal préparée, deux à quatre semaines sont courantes. C'est cette différence qui mesure votre vraie résilience.

Faut-il prévenir mes clients ?

Oui, et rapidement. Si vos clients sont concernés par une fuite de données personnelles (B2B ou B2C), vous avez l'obligation légale de les informer dans certains cas (article 34 du RGPD). Au-delà du légal, la transparence est aujourd'hui une attente forte : les clients pardonnent plus facilement une attaque assumée et bien gérée qu'une attaque cachée révélée par la presse trois mois plus tard. Une communication de crise préparée à froid, dans le plan de réponse à incident, facilite cette transparence le moment venu.

Suis-je obligé de déclarer à la CNIL ?

Oui, dans la quasi-totalité des cas. Une attaque par ransomware constitue une violation de données personnelles au sens du RGPD (perte de disponibilité), même si aucune donnée n'a "fuité" vers l'extérieur. La déclaration à la CNIL doit intervenir dans les 72 heures suivant la prise de connaissance de l'incident. L'absence de déclaration ou la déclaration tardive peut entraîner des sanctions, indépendamment de l'attaque elle-même. KERIONIS accompagne ses clients dans la rédaction et l'envoi de cette déclaration.

Aller plus loin avec KERIONIS

La protection contre les rançongiciels n'est pas une option en 2026, c'est une obligation opérationnelle pour toute PME, toute collectivité, tout professionnel libéral. Selon votre point d'entrée prioritaire, plusieurs ressources peuvent vous être utiles.

Pour une vue globale de notre approche cyber, consultez notre page dédiée à la cybersécurité pour PME et collectivités à Rennes. Pour un premier diagnostic objectivé de votre exposition au ransomware, notre audit cybersécurité est le bon point de départ. Pour découvrir notre approche globale du prestataire informatique de proximité, voir notre page prestataire informatique à Rennes et en Ille-et-Vilaine. Pour structurer durablement votre informatique avec une supervision continue, notre page infogérance pour PME et collectivités détaille notre démarche.

Dans tous les cas, un premier échange permet de qualifier votre situation et d'orienter vers la démarche la plus pertinente, sans engagement ni pression commerciale.